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ALCOOL : NOUVELLES PRATIQUES
Consommations - Diagnostics - Thérapeutiques

Strasbourg
(Amphithéâtre Faculté de Chirurgie Dentaire),
Le 29 novembre 2014


ARGUMENT

L’alcool est certainement l’une des substances psychoactives naturelles les plus commune et les plus consommée à travers le monde. Ses propriétés désinhibitrices, euphorisantes, mais aussi sédatives ont été remarquées depuis des âges préhistoriques et les modalités d’usage se sont façonnées au fil du temps en s’intégrant aux différentes facettes des pratiques culturelles : de l’usage quotidien « alimentaire » jusqu’aux rituels sacrés  ou profanes (festifs en particulier), en passant par l’interdiction totale (religieuse) ou la prohibition (d’état).
Une des grandes spécificités de la prise d’alcool est cette image contrastée entre une valorisation culturelle liée à l’art de vivre et au plaisir (il est même considéré comme bénéfique dans le cadre du « régime méditerranéen ») et l’importance de risques liée à un usage excessif (ivresse, violence, accidents, complications somatiques, dépendance).

Les chiffres montrent la gravité  du problème : 49 000 décès par an en France sont imputables directement ou indirectement à l’alcool. C’est la deuxième cause de décès prématurés évitable (après le tabac, auquel il est d’ailleurs très souvent associé). Toutes les tranches d’âge sont concernées, avec une tendance au rajeunissement : une enquête récente a établi que 60 % des collégiens de 11 ans ont déjà absorbé de l’alcool et 11 % connu l’ébriété !

Même si depuis les années soixante, en France, la consommation globale annuelle d’alcool pur par habitant  a diminué (actuellement 12,7 grammes), l’impact de l’alcoolisme sur la santé reste une préoccupation majeure. Certaines pratiques comme le« binge-drinking » ou « biture-minute », par exemple, prennent le relais d’un alcoolisme social tel que décrit par Emile Zola dans l’Assommoir, alors même que  l’addiction destructrice  au produit se rencontre toujours (cf : Eau de feu, de François Nourissier) et que l’usage excessif coutumier n’a pas disparu.

Les concepts évoluent également (cf. la 5ème version du DSM). Les recherches se poursuivent et précisent de mieux en mieux l’impact neurophysiologique de l’éthanol (mécanismes de l’addiction, altérations cognitives),  ou les risques liés à certaines situations (grossesse, adolescence…). De nouvelles molécules permettent d’envisager une aide plus pertinente au contrôle par le sujet de sa consommation sans imposer l’abstinence totale (idée plus en phase avec l’hédonisme actuel ?), toujours difficile à obtenir et surtout à maintenir.

C’est donc bien en portant toute son  attention sur ces nouveaux aspects  que la Journée de la Société de Psychiatrie de l’Est du 29 novembre 2014 à Strasbourg  nous apportera de nouveaux éclairages sur la très vaste question de « l’alcool » dans notre société européenne du début du XXIème siècle.

 

>Télécharger le programme DPC de ce colloque
Organisme de formation n° 53 35 09 207 35


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