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CROIRE, ADHERER, DELIRER
Belfort
,
Le 28 mars 2015

ARGUMENT

Le terme de Croyance renvoie à des réalités très variées, désignant aussi bien des mécanismes psychologiques relevant de l’intime que du collectif, et ayant soit un caractère global et systématisé, soit au contraire ésotérique et singulier. Pour la définir, la tradition philosophique l’oppose à la raison et au savoir, en la considérant comme une forme de pensée « par défaut », qui permet de donner des réponses (du sens…) face à l’inconnu ou l’inexpliqué angoissant. Ainsi conçu, le domaine de la croyance aurait dû s’effacer au fur et à mesure du développement de la connaissance scientifique et de l’éducation. Force est de constater qu’il n’en est rien. On assiste même actuellement à une large diffusion des croyances : rumeurs, légendes urbaines, complotisme, pseudosciences, qui se nourrissent de la surabondance de l’information qui rend difficile toute vérification (avec une contribution des nouvelles technologies et notamment de l’Internet que le sociologue Gérald BRONNER qualifie de « véritable incubateur de croyances »).

Dans une perspective psychiatrique, la croyance peut excéder ce rôle de colmatage de l’angoisse pour devenir « un parasite de l’esprit » et conduire soit à des débordements tel que le fanatisme dans des contextes socio-historiques propices, soit à des états pathologiques : les délires, bien entendu, dans toute la variété de leurs thèmes, mais aussi les troubles anxieux, les conduites de conjuration, etc… Son absence, quant à elle, abandonne le psychisme à l’emprise obsédante du doute.

Ce sont donc les multiples facettes de la croyance et leur rôle dans le développement et le fonctionnement du psychisme humain que la Société de Psychiatrie de l’Est et de la Société Collégiale de Psychiatrie de Franche-Comté vous invitent à explorer lors de cette journée commune.

 

 
   


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