Hippolyte Bernheim (1919-2019) et l’École de Nancy : Cent ans après, quelle place pour l’hypnose ?

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Hippolyte Bernheim (1919-2019) et l’École de Nancy : Cent ans après, quelle place pour l’hypnose ?

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Argument :

Il y a cent ans, le 2 février 1919, disparaissait Hippolyte Bernheim et avec lui le chef de file de la 1ère Ecole de Nancy dite « Ecole de la suggestion ». Né à Mulhouse en 1840, il suit à Nancy la Faculté de Médecine de Strasbourg en 1872, lors de son transfèrement après l’annexion de l’Alsace par l’Allemagne. Professeur de médecine interne à l’Université de Strasbourg puis de Nancy, Bernheim fait preuve d’audace en introduisant l’hypnose à l’hôpital et à l’université pour en faire un véritable objet scientifique et thérapeutique. Mais il est également un des hommes qui a l’intuition profonde de la psychothérapie. En s’opposant à Charcot, il démontre que l’état hypnotique n’est pas le résultat d’un processus pathologique mais le produit de la suggestion, un processus physiologique accessible à chacun. En développant sa théorie de l’idéo-dynamisme, théorie selon laquelle « toute idée suggérée tend à se faire acte », Bernheim entame une réflexion sur le dialogue entre corps et psychisme, ouverture à la psychosomatique  qui intéresse particulièrement Sigmund Freud venu lui rendre visite à Nancy en 1889 avant de se rendre à la Salpêtrière à Paris chez Charcot. En 1891, son ouvrage « Hypnotisme, suggestion et psychothérapie » illustre tout son intérêt pour le processus thérapeutique induit par suggestion, en dehors même de toute transe hypnotique. Il participe alors à consacrer définitivement le terme de psychothérapie …

Comprendre le parcours historique de Bernheim, c’est ainsi comprendre comment un phénomène physiologique, l’hypnose, mis au service d’une pratique de soins, devient la base d’une « thérapie de changement ». La pratique actuelle de l’hypnose ne fait pas l’impasse sur un élément fondamental, la relation humaine et trouve, voire retrouve, une place importante tant en psychiatrie que dans des disciplines médicales somatiques. Sur cette base, elle peut contribuer à soigner des pathologies psychiatriques, à l’exemple entre autres de l’anorexie mentale mais trouve aussi toute sa pertinence dans le dialogue entre corps et psychisme, permettant ainsi de maîtriser certains processus douloureux. Ses développements, depuis ces dernières décennies notamment, sont majeurs et interrogent aujourd’hui les modalités de la pratique de l’hypnose au sein de l’hôpital et ce qu’elle sera à l’avenir. Ce sont ces questions qui feront l’objet des travaux de la Journée de printemps de la Société de Psychiatrie de l’Est.

Lieu :

Hôtel de Ville de NANCY

Plus d’informations : contact@psyest.fr